Témoignage

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Je suis née et ai grandi dans une famille catholique que je qualifierai de «normale». Nous n’étions pas particulièrement accrochés aux choses de Dieu, mais faisions l’effort de nous rendre à l’église à l’occasion et surtout pendant les fêtes.

Dans ma tendre enfance, je m’interrogeais déjà sur Dieu. Je me demandais parfois où était Dieu et encore qui L’avait créé. Bien sûr je n’avais pas de réponse à mes interrogations, mais cela ne m’empêchait pas de fonctionner dans mon quotidien. Très tôt donc, j’ai été attirée par Dieu et voulais avoir une vie qui Lui serait agréable. Mais je me sentais limitée quant aux moyens que je pouvais mettre en œuvre afin que le désir de mon cœur se matérialise.

Pour mes études secondaires, j’ai eu le privilège d’intégrer l’un des meilleurs établissements d’enseignement de mon pays d’origine. Ce dernier était géré par des frères catholiques Lassalliens et mettaient bien sûr de l’avant le développement intellectuel et spirituel des élèves. De ce fait, il était recommandé de débuter chaque journée de classe avec au moins cinq minutes de prière ou de réflexion sur un sujet spirituel. J’ai passé tout mon secondaire, soit sept ans au total, dans cet établissement. En parallèle, dès le début de mon secondaire, à la faveur d’une rencontre que mes parents ont expérimentée avec le mouvement du renouveau charismatique, j’ai été aussi mise en contact avec la puissance de Dieu. Au cours de cette phase de ma vie, des réunions de prière se tenaient régulièrement dans notre maison familiale.

À cette étape de mon parcours, je dirais que je regardais avec amusement ce qui se passait autour de moi, les prières pour les malades et même les temps de délivrance. Certes, je me réjouissais de l’action de Dieu (avec un bout de peur en même temps), mais je ne me sentais pas pour autant appelée à m’impliquer davantage. Dans mon entendement erroné, la vie d’enfant de Dieu ne se limitait qu’au combat spirituel. Et je ne comprenais absolument pas pourquoi je devais m’engager dans ce qui semblait à mes yeux n’être qu’une bagarre qui ne me concernait en rien, et qui se déroulait entre Dieu d’un côté et le diable de l’autre. Au cours des temps qui suivirent, ce mouvement de prière dans lequel mes parents étaient impliqués grandit. En raison du manque d’espace pour contenir la foule, ce mouvement fut relocalisé dans une église catholique située pas trop loin de là. Jusqu’à ce jour, et à ma connaissance, ce groupe de prière continue d’exister. Avec ce déménagement, ma ferveur déjà modérée et mon intérêt pour certaines choses spirituelles ont commencé à se réduire graduellement.

Lorsque j’ai atteint ma cinquième année de secondaire, j’ai eu droit à un professeur assez spécial qui par ses exhortations a piqué ma curiosité et m’a poussée à chercher à connaître davantage sur la bible. Dans la même période, j’eus l’opportunité de recevoir un nouveau testament de type ‘Gédéon’ que des personnes étaient passées nous distribuer à l’école. Puisque j’avais toujours aimé la lecture, je vis en cela une opportunité d’explorer davantage la bible. Je commençai alors à lire, chaque soir avant de dormir, au moins ou environ un chapitre de mon nouveau testament. Je commençais toujours bien évidemment par les évangiles dont j’appréciais la lecture. Mais dès que j’atteignais les actes des apôtres, puis la lettre aux Romains, ma lecture devenait sporadique car j’avais l’impression de ne rien comprendre de ce que je lisais. Et malgré ma persévérance, j’arrivais rarement à dépasser les lettres aux Corinthiens, qui me semblaient être écrite dans une langue étrangère. Puis après des semaines de luttes, je me résolvais à recommencer la lecture. Pendant cette période aussi, je dois avouer que je ne retenais presque rien de ce que je lisais. J’ai ainsi, pendant environ trois ans, tenté de lire et relire le nouveau testament. Mais même pendant cette période, il n’était pas question pour moi de m’engager plus loin que le minimum, dans ma relation avec Dieu.

C’est pendant mon séjour au Maroc, dans une petite ville de ce pays que je décidai de reconsidérer ma position personnelle vis-à-vis de Dieu. Je choisis alors de marcher avec le Seigneur. J’ai particulièrement été touchée par le passage suivant :

Apocalypse 12 : 12

« C’est pourquoi réjouissez-vous, cieux, et vous qui habitez les cieux ! Malheur à la terre et à la mer ! Car le diable est descendu vers vous, plein de fureur, sachant qu’il a peu de temps. »

Ce jour-là, nous avions prévu aller faire la fête en ville. C’était la première fois que je me trouvais hors de mon pays et loin de mes parents pour la fête de la nouvelle année. Je voulais donc marquer le coup. Mais une longue pluie, qui dura trois jours, nous a bloquées dans nos chambres, faisant littéralement tomber à l’eau tous les projets initiaux. Cette nuit-là, alors que j’échangeais avec deux autres amies qui partageaient le même sort que moi, j’ai pris conscience qu’il fallait bien que quelqu’un se lève pour que les hommes ne soient pas détruits. Dans cette période de ma vie, j’avais le sentiment de comprendre personnellement comment faire pour me tirer d’affaire, puisque je connaissais déjà que Dieu nous aime et prend soin de nous. Mais je réalisai que tout le monde n’avait pas nécessairement eu le privilège d’être exposé à Dieu, comme je l’avais été. Avais-je le droit de savourer mes bénéfices sans les partager avec ceux qui m’environnaient ? Allais-je laisser le diable continuer de détruire l’humanité comme il l’avait planifié ? Cette nuit-là, je décidai de permettre à Dieu de passer par mon canal afin de contrecarrer les projets du diable.

Depuis ce jour, il y a plus de vingt ans, je n’ai plus jamais quitté le Seigneur. J’ai certes connu des phases où j’étais quelque peu perdue, mais je n’ai jamais laissé sa main tandis que Lui aussi s’est tenu fidèlement à mes côtés. Lorsque cette rencontre se produisit, je commençais ma première année d’université. J’ai ensuite terminé avec succès ma formation d’ingénieur en génie des procédés que j’ai complétée par un master puis un doctorat toujours dans le même domaine.

Aujourd’hui, je continue dans l’écriture de mon histoire. Par la grâce de Dieu, je compte bien laisser ma marque sur la terre, au bénéfice de l’humanité toute entière.

Remarque: Josiane est l’auteure du livre ‘Comment Dieu Parle’, disponible en téléchargement gratuit au www.genesefoundation.org.

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